Pour être élu, mieux vaut être corrompu
- 3 mars 2017
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Les hommes politiques indiens accusés ou condamnés pour des méfaits sérieux ont trois fois plus de chances d'être élus au Parlement que leurs concurrents au casier vierge. Pourquoi ? Dans When Crime Pays, Milan Vaishnav explique que l'immaturité des institutions indiennes est à blâmer.

Quand un Etat n'arrive pas à assurer ses fonctions les plus basiques (construire les écoles, réparer les routes...), les électeurs se tournent vers quelqu'un qui sait « comment s'y prendre pour que les choses soient faites ». « En l'absence d'une meilleure alternative, beaucoup d'électeurs en sont venus à considérer qu'une accusation de meurtre ou d'extorsion est une preuve de force », écrit James Crabtree dans le Financial Times.
Le phénomène a pris une telle ampleur qu'il est possible de traverser tout le pays, de Bombay à Calcutta, sans passer par une circonscription dont l'élu au Parlement n'est pas mis en cause dans une quelconque affaire.
"When Crime Pays. Money and Muscle in Indian Politics par Milan Vaishnav"
Éditeur: Yale University Press
Date de parution: 2017


























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